Bonjour à tous,
La semaine dernière, jeudi matin pour être précis, je suis parti au ski pendant 3 jours avec 8 autres collègues de travail et je crois que ce récit devrait vous plaire. Voici donc à quoi peut ressembler un week-end ski au Japon:
Départ tôt jeudi matin depuis la maison et 2 trains plus tard, me voilà arrivé à l’aéroport d’Haneda (utilisé principalement pour les vols domestiques). En effet, la station de ski qui a été choisie se trouve sur l’ile d’Hokkaido (l’ile la plus au nord du Japon) et s’appelle Tomamu. Mon collègue qui avait réservé pour nous a eu la bonne idée de se tromper dans l’orthographe de mon nom, ce qui je dois dire m’a fait un peu peur jusqu’à l’obtention de mes billets electroniques (sans problème). Pour la petite histoire (et pour en faire sourire quelques uns qui me connaissent bien), j’avais aussi oublié mon passeport à la maison…
Qu’à cela ne tienne, me voilà dans la salle d’embarquement où je découvre non sans sourire que l’avion que je m’apprête à prendre est un Boeing 747 …… Pokémon !! Pas de doute, on est bien au Japon:

Arrivée 1h30 plus tard à l’aéroport de Sapporo Chitose d’où on prend un train pendant une petite heure, puis un bus avant d’arrivée à Tomamu, peu avant midi. Température extérieure -12 °C !! Ca change des 8 °C de Tokyo. Sur la carte, la station de ski semble être à la même lattitude que Vladivostok, ce qui fait que même à 500m d’altitude (altitude de la station), il y avait des paquets de neige!
Et avec cette température, autant vous dire que la neige est très sèche donc légère!!

Vous observerez au loin dans la vallée une des deux fantastiques tours de notre hotel! Et oui, au Japon, même à la campagne on peut dormir au … 23ème étage !!! D’ailleurs, la toute première nuit, j’ai été réveillé vers 3h du matin par un important tremblement de terre !! Ca change du Grand Bornand.
Tous les soirs, direction le Spa local (Onsen) afin de se décrasser et de détendre les muscles. Je dois dire que ca marche plutot bien (pas de courbatures, ni de douleurs quelconque ce qui est, pour ceux qui ont skié avec moi ces dernières années un réel exploit pour mes genoux). Pour en revenir au spa, les japonais voient les choses en grand, surtout compte tenu du faible taux d’occupation de la station:

Ci-dessus la (petite) piscine à vagues.
Sur chaque coté de la piscine, 4 jaccuzzis, chacun éclairé d’une couleur différente et avec un parfum spécifique (lavande, romarin, etc..); une randonnée aquatique parsemée de jets massants, des cascades qui tombent du plafond pour détendre les muscles du dos et du cou, … Bref, la liste est longue!
Si l’on sort de cette zone « mixte », on a alors accès à un espace reservé aux hommes (il existe le même pour les femmes) où la nudité est de rigueur pour se laver, passer au sauna puis profiter du bain extérieur. J’ai bien dit extérieur:

Température de l’eau: +42°C Température de l’air: -10°C
Le deuxième jour, on a même eu droit à quelques flocons de neige qui vous piquent le dos de froid et vous rappellent que si vos cheveux sont congelés, c’est qu’il doit y avoir une raison et qu’il vaut mieux rester le cul dans l’eau!!
Coté ski, je dois avouer que j’ai passé parmi les meilleures jounées ski de ma vie qui me rappellent la sortie dans la poudreuse avec les parents de Laure aux Menuires ou encore la Procureuse à Argentière (rapelle toi Anne-C). Car en fait, au Japon, les pistes dites « expertes » (équivalentes de nos pistes noires) sont majoritairement non damées (ils laissent un petit champ de bosses bien creuses pour les amateurs). Ce qui fait que j’ai passé ces 3 jours avec de la poudre ultra-légère jusqu’aux genoux, voire mi-cuisses selon les parties du domaine. Et tout ca avec personne sur les pistes (jamais fait la queue une seule fois). Le vrai bonheur quoi !
Pour les détails marrants, je citerai le télésiège avec un capot en plexiglas qui se referme automatiquement sur vous pour vous protéger du froid et qui vous parle pour vous dire qu’on est bientot arrivés ou encore la personne en bas de certains télésièges avec un plumeau à la main qui vous époussette le siège avant que vous ne montiez, de peur que les quelques flocons ramassés à la descente ne vous importunent. Nul besoin de préciser qu’en haut de chaque remontée, le personnel vous salue à l’arrivée d’une courbette typiquement locale.
Un peu plus sportif ?? Afin de limiter le nombre de personnes sur certaines pistes (question de sécurité évidemment), les japonais réduisent volontairement le nombre de passagers transportables par heure. Du coup sur les pistes en haut du domaine, il ont mis en place la « téléchaise ». J’ai pas de photos mais en gros c’est comme un télésiège mais à une place et surtout sans protection, ni de repose-skis. Avis aux amateurs!
Puis samedi soir, c’est l’heure du retour et de retrouver la petite famille restée à Tokyo. Pas de jaloux, le week-end prochain nous allons à Nagano afin que Laure puisse en profiter aussi. Ce sera l’objet d’un autre article certainement.
Je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine et vous quitte sur cette dernière photo prise sur le vif, sur le quai de la gare près de Sapporo et aux couleurs probablement bien typiques de la tombée de la nuit à cette lattitude.

Bises / LLA